Rebecca de Daphné du Maurier

Résumé : Un manoir majestueux : Manderley. Un an après sa mort, le charme noir de l’ancienne propriétaire, Rebecca de Winter, hante encore le domaine et ses habitants. La nouvelle épouse, jeune et timide, de Maxim de Winter pourra-t-elle échapper à cette ombre, à son souvenir ?
Immortalisé au cinéma par Hitchcock en 1940, le chef-d’œuvre de Daphné du Maurier a fasciné plus de trente millions de lecteurs à travers le monde. Il fait aujourd’hui l’objet d’une traduction inédite qui a su restituer toute la puissance d’évocation du texte originel et en révéler la noirceur.

5EtoilesBleues

Mon avis : J’ai dévoré ce roman ! Mélange de romance, de thriller et de policier il tient en haleine le lecteur jusqu’aux toutes dernières lignes. Un coup de coeur pour moi !

Dès les premiers chapitres nous pouvons nous attendre à une banale histoire sentimentale comme il en existe tant. M. de Winter, propriétaire du très renommé domaine de Manderley, vient de perdre sa femme dans un tragique accident. Venu à Monte-Carlo pour fuir le souvenir de son épouse bien-aimée il fait la connaissance d’une jeune fille et décide, sur un coup de tête, de l’épouser. Mais à leur retour feu Rebecca, la première Mme de Winter est partout. Dans le cœur de son mari, dans les pensées des domestiques et de tous ceux qui l’ont connue. Elégante et d’un grand raffinement, elle était aimée et admirée de tous. Il est d’autant plus difficile de trouver sa place à Manderley que toutes les pièces, tous les jardins et les lieux environnants la propriété portent l’empreinte de leur première maitresse. « Mme de Winter aimait telles ou telles fleurs, elle les mettait dans tel vase », « Mme de Winter prenait son thé à telle heure… » « Nous avons toujours fait comme ça du temps de Mme de Winter » Tout est fait pour rappeler le souvenir de la disparue et ainsi effacer la présence de la narratrice dont le prénom n’est pas mentionné de tout le roman.

C’est là que l’histoire devient un peu creepy et malsaine. La femme de chambre de Rebecca, décrite comme ayant une silhouette spectrale « les yeux creux » « avec une face blanche de tête de mort », vénérait sa maitresse, à tel point qu’elle met tout en œuvre pour nous faire craindre son fantôme. Frissons garantis. Elle voue une aversion totale envers la narratrice pour avoir pris sa place. Et il n’est pas nécessaire je crois de préciser qu’elle est loin d’être charmante ni un vrai boute-en-train !

Vous découvrirez les secrets que recèle Manderley car oui, la vérité finit toujours par éclater. Vous ferez une macabre découverte, tremblerez de peur pour nos personnages et suivrez la troisième partie de ce roman absolument génial, l’enquête. En effet, il semblerait que les choses ne soient jamais ce qu’elles paraissent à Manderley.

Je vous invite à en franchir les portes et à vous laisser surprendre.

Bonne lecture.

PS : vous aimez Hitchcock ? Il en a fait un film, oui oui, si toutefois vous n’êtes pas encore convaincu cela pourrait vous aider à cerner l’ambiance et le style du roman.

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